
Ce jeudi, l’église Sainte Thérèse de Pétion-Ville a accueilli une messe de requiem œcuménique organisée par l’Initiative du 10 février, en mémoire des nombreuses victimes enregistrées au cours des quinze derniers mois en Haïti. Cette célébration, placée sous le signe de la paix, de la justice et du renouveau national, a rassemblé des représentants de partis politiques, des organisations de la société civile, des leaders religieux, des juristes ainsi que de simples citoyens venus se recueillir.
Dans un climat empreint de gravité, les organisateurs ont rappelé que la période récente, marquée par une insécurité persistante et des violences répétées, a coûté la vie à des femmes, des hommes, des enfants, des policiers, des professionnels et des étudiants. Les noms n’ont pas tous été prononcés, mais les visages étaient présents dans les mémoires. Les drames survenus dans plusieurs zones du pays, notamment à Kenscoff, ont été évoqués comme autant de symboles d’une population souvent laissée sans protection malgré des alertes connues.
Au-delà du recueillement, la cérémonie a voulu porter un message moral et civique. Les responsables de l’Initiative du 10 février ont souligné que cette messe n’était pas seulement un moment de deuil, mais un acte de mémoire et de responsabilité collective. Selon eux, honorer les disparus, c’est aussi rappeler que la vie humaine demeure sacrée et que la gouvernance doit être redevable devant la nation.
Les intervenants ont enfin appelé à l’unité et à la solidarité, estimant que seule une mobilisation morale et citoyenne pourra ouvrir la voie à une Haïti plus juste, plus pacifique et véritablement tournée vers le bien commun.