July 16, 2026
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Analyze the prospects for Haiti's regional economy through expert insights. Understand the challenges and opportunities that lie ahead.

 

Depuis plus de deux décennies, Haïti sert de laboratoire aux expérimentations politiques internationales. Après l’Organisation des Nations unies,  la CARICOM et l’Organisation des États américains se retrouvent face à leur propre échec. L’échec du CEP c’est l’échec de ceux qui ont imposé cette formule ridicule. Et Caricom est de retour pour proposer à nouveau. Sans mea culpa. À chaque crise, la même promesse : stabiliser le pays. À chaque intervention, le même résultat : un État plus affaibli, une société plus fracturée, un peuple plus abandonné.

La dernière « solution » imposée à Haïti, ce CPT de neuf membres, illustre jusqu’à la caricature cette incapacité à comprendre la réalité haïtienne. Présentée comme un compromis politique, elle s’est révélée être une construction artificielle, sans autorité réelle, sans légitimité populaire et sans efficacité opérationnelle. Sinon des magouilleurs.  À neuf, personne ne décide ; à neuf, la responsabilité se dissout ; à neuf, l’État disparaît.

Pendant ce temps, la détresse du peuple haïtien s’aggrave. Insécurité généralisée, pays perdu, déplacements massifs de populations, écoles fermées, hôpitaux paralysés, économie asphyxiée. La faim progresse, la peur s’installe, la dignité recule. Cette calamité n’est pas naturelle : elle est politique. Elle est le produit direct de décisions imposées de l’extérieur, déconnectées du droit haïtien et de la réalité sociale du pays.

La question centrale demeure donc entière : pourquoi n’envisage-t-on jamais de rester dans le cadre des lois haïtiennes ? Pourquoi refuse-t-on systématiquement aux Haïtiens le droit d’expérimenter leurs propres mécanismes constitutionnels, même imparfaits ? Pourquoi la solution haïtienne fait-elle toujours peur lorsqu’elle n’est pas validée à l’étranger ?

EM